le 2 septembre 1982
Aux amis rassemblés à la
Conférence internationale bahá’íe à Montréal
Amis chèrement aimés,
Il y a soixante-dix ans 'Abdu’l-Bahá visita Montréal, la sanctifiant pour tous les temps. La visite du Maître bienaimé en Amérique, la pose par Lui de la pierre angulaire du premier Mashriqu’LAdhkar de l’Occident et la, révélation par Lui cinq ans plus tard des Tablettes du plan divin qui investissent ses principaux exécuteurs de la primauté spirituelle, constituent les étapes successives de la divulgation progressive d’une mission dont les germes se trouvent dans le discours adressé par le Bab aux peuples de l’Occident, les exhortant à aider la sainte Cause de Dieu. Cette mission se vit donner une direction plus précise lorsque Bahá’u’lláh envoya son appel aux dirigeants de l’Amérique les appelant à guérir les blessures des opprimés, et avec «le sceptre des commandements« de leur Seigneur, à faire exercer leur influence corrective sur les injustices perpétrées par les tyrans et les impies. ’Abdu’l-Bahá révéla dans des détails plus clairs que ceux donnés par le Báb et Bahá’u’lláh la nature et l’envergure de cette mission glorieuse». Dans ses Tablettes éternelles par lesquelles il dévoila le destin spirituel de l’Amérique le Maître écrivit, «...au regard du seul vrai Dieu, le continent d’Amérique est la terre où les splendeurs de sa Lumière seront révélées, où les mystères de sa Foi seront dévoilés; c’est la terre des justes et le lieu de rassemblement de ceux qui sont libres. Par conséquent, chacune de ses régions est bénie...» et, faisant allusion au Canada, Il affirma que son «avenir est très grand et les événements qui s’y rattachent sont infiniment glorieux. » D’une manière encore plus précise. Il exprima «l’espoir que dans l’avenir Montréal deviendra si embrasée que la mélodie du Royaume parviendra de ce dominion à toutes les parties du monde et que les souffles de l’Esprit-Saint se répandront de ce centre vers l’est et l’ouest de ‘Amérique».
Après le décès d’Abdu’l-Bahá et sous la direction du Gardien les bahá’ís du monde regardaient avec admiration et une crainte respectueuse la communauté nord-américaine qui se levait comme un seul homme pour défendre l'ordre administratif en train de se former sur son propre sol, pour mettre sur pied le premier plan collectif d’enseignement dans les annales de la foi, pour être à la tête du monde bahá’í entier dans des campagnes d’enseignement à échelle internationale, pour manifester avec dévouement sa fermeté exemplaire dans l’Alliance, pour accorder son soutien, sa protection et son secours aux adeptes opprimés de Bahá’u’lláh à travers l’Orient, et plus particulièrement dans Sa terre natale, et pour envoyer des pionniers et enseignents itinérants vaillants dans chaque continent du globe. De tels efforts merveilleux et nobles, exigeant la dépense de ressources qui a failli dépasser leurs moyens, préparaient le terrain pour ‘accomplissement de glorieuses victoires survenues en même temps qu’une série de voule versements à échelle mondiale, de signes d’ébranlement et de douleurs universels, et de crises réitérées dans la foi. Et en ce jour, alors que le sang des martyrs en Perse arrose encore une fois les racines de la Cause de Dieu et que la perspective internationale est impénétrablement et sinistrement sombre, les bahá’is I d’Amérique du Nord marchent à l’avant-garde des légions de la Cause rangées en bataille.